Fortifications
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La Crise de l'obus-torpille
Les aménagements face à la crise de l'obus-torpille (1888-1905) Le camp retranché de Langres connaît de nouveaux aménagements de 1888 à 1905 pour contrer la puissance de l'obus-torpille en acier. N'appartenant pas aux positions défensives de première ligne, les forts de la ceinture fortifiée de Langres ne sont pas bétonnés. En revanche, selon l'instruction du 22 juillet 1887, leurs défenseurs et leurs pièces d'artillerie doivent être dispersés dans divers ouvrages intermédiaires. Au total, huit ouvrages d'infanterie, dix magasins à poudre souterrains - ou magasins-cavernes - et quatre puits stratégiques sont ajoutés au camp retranché de Langres. Ils sont répartis en grands secteurs défensifs autour des forts qui ne servent plus que de réduits.
Une première ligne défensive est ainsi établie au nord du camp retranché, entre les forts de Saint-Menge et de Dampierre, avec la création des ouvrages d'infanterie de Jorquenay, de Movange et de la Montagne. Ces nouvelles positions destinées à abriter les hommes desservant les batteries extérieures sont approvisionnées en poudres et munitions par deux magasins-cavernes, ceux de Jorquenay et de la Manere, aménagés plus en retrait. Les forts de Dampierre et de Saint-Menge sont dans le même temps dotés d'un magasin-caverne.
Les ouvrages de Perrancey, du Fays, de Noidant et de la Croix d'Arles sont par ailleurs construits à l'est et au sud du corps de place, entre les forts de la Pointe de Diamant, de la Bonnelle et du Cognelot. Ce secteur est complété par l'aménagement des magasins à poudre souterrains de Brévoines et de Saint-Geosmes-la Bonnelle, un dernier magasin de ce type étant ajouté au fort du Cognelot.
Le dispositif de ravitaillement de ce secteur est renforcé en 1888-1889 par le creusement de quatre puits stratégiques dans les zones sud et sud-ouest de Langres, là où topographiquement, l'approvisionnement en eau était déficient. Il s'agit des puits de la Combe des Dîmes, du bois de Champigny, de la Combe de Grand'Gorge et de la Fougère. Enfin, près de 60 km de chemins stratégiques sont créés jusqu'en 1893 afin d'assurer les communications entre ces divers aménagements.
Jusqu’à l'aube du XXe siècle, le camp retranché va se transformer. A l’issue de plus d’un demi-siècle de travaux acharnés, il sera constitué de plus d’une quarantaine d’ouvrages (citadelle, 8 forts détachés, 20 batteries et ouvrages d‘infanterie, 9 magasins souterrains, 4 puits stratégiques) qui ne seront pas engagés dans le premier conflit mondial.
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