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Le Général Séré de Rivières

1815 - 1895
Sa famille
Son grand-père, à partir d’une charge civile, achète une BARONIE.  Par les  alliances féminines, sa famille est alliée à LA PEROUSE, le navigateur, et à TOULOUSE LAUTREC, le peintre. Le père de Séré de Rivières est un militaire (chevalier de Rivières).
Sa vie
Raymond, Adolphe est le 6ème de 7 enfants, né le 20 mai 1815.  Il reçoit une éducation stricte et légitimiste. La tante joue un grand rôle dans la suite de sa carrière. Il fréquente les milieux aristocratiques  de la bourgeoisie parisienne. Ses qualités intellectuelles sont l’esprit d’analyse et un réel talent de dessinateur. Sa culture est à la fois technique et mondaine. Cet homme très souple de caractère au départ devient de plus en plus ferme et autoritaire. La presse fait de lui un portrait caricatural, un savant plus qu’un militaire. Il meurt à Paris, 16 rue d’Assas, aveugle ou presque, le 16 février 1895.
Sa carrière
Polytechnicie de 1835 à 1837, Raymond Séré de Rivières entre comme élève à l'Ecole d'Application de l'Artillerie et du Génie dont il sort lieutenant en 1841. Après avoir fait les campagnes d'Algérie (1841-1842) et d'Italie. Aucune citation au combat sauf pour une blessure grave (en Italie). Il devient colonel en 1868, commandant du génie à Metz puis à Lyon.

En 1870, il est en garnison à Metz (avec BAZAINE - capitulation du 28 octobre 1870). Promu général de brigade en octobre de cette même année, son rôle durant la guerre franco-allemande est assez limité et c'est avec réticence qu'il accepte d'être chargé de l'instruction du procès du maréchal Bazaine devant le conseil de guerre.

En 1871, il accompagne la retraite en Suisse avec BOURBAKI : il combat à Villerxecel, Arcey. Ses conseils pour éviter la Suisse ne sont pas écoutés par l’état-major. Ses conclusions - accablantes - conduiront à la condamnation du maréchal.

Il prend en juin 1873 le poste de secrétaire du Comité de défense (qui était un organe gouvernemental et non parlementaire) créé en 1872 par Adolphe Thiers pour réorganiser la défense du territoire. Le système qu'il préconise alors dans plusieurs mémoires est adopté à l'unanimité par le Comité de défense et fait l'objet du projet de loi relatif à l'amélioration des défenses des frontières de l'Est (loi adoptée le 17 juillet 1874). Et c'est lui qui, nommé chef du génie au Ministère de la guerre, sera chargé d'en assurer l'application. Ce système - qui porte son nom - sera réalisé entre 1874 et 1885 et consiste notamment en la construction de 400 ouvrages fortifiés entre Dunkerque et Nice.

C'est vraisemblablement pour des raisons politiques - sa réputation d'officier conservateur et le fait d'avoir été soutenu par le maréchal de Mac-Mahon, contraint à se démettre - qu'il est relevé de ses fonctions en janvier 1880. Il est en effet limogé à la suite de règlements de compte et d’intrigues politiques auxquelles est mêlé le ministre de la guerre qui était auparavant directeur des fortifications de Paris (critiquées par Séré de Rivières). Il refusera le poste d’ambassadeur à Saint-Petersbourg !

Le général Séré de Rivières n'a pas été parlementaire ni à fortiori membre de la commission de la défense. Son nom apparaît toutefois dans les Annales de l'Assemblée nationale. Il a en effet déposé en 1873 devant la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la Défense nationale en qualité de commandant en chef du génie de l'armée de l'Est.
Conclusion
Une  forte   personnalité,  malgré  son   rôle  effacé  dans  le  génie,  mais  de  solides   connaissances  techniques (différent en cela des officiers de « mêlée ») de celui qui fut le VAUBAN du XIXème siècle. L’hostilité à Séré de Rivières venait des bonapartistes et des opposants du système défensif.










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