- 2 faces, - 2 flans qui permettent de flanquer les ouvrages d’à coté ainsi que les faces des bastions d’à coté, - 1 coté rattaché à l’enceinte.
Avantages : le bastion,
- est adapté à l’artillerie (On peut y déposer plus d’artillerie que sur les anciennes tours), - est peu cher, - permets la suppression de l’angle mort.
Avec les bastions se développent les armées royales et professionnelles. On rentre alors dans l’ère du système fortifié, et de l’organisation.
Dans un premier temps, une demi lune est placée devant la courtine. Toutefois, dans ce premier système la demi lune ne couvre pas les flans, d’où la construction d'orillons qui ont pour but de protéger les flans des tirs directs de l’ennemi.
Un problème subsite : les orillons sont fragiles.
Dans le 2ème et 3ème système, la demi lune est construite de manière plus large, afin de couvrir les flans du bastion.
Ceci entraine la suppression des orillons.
A Langres :
Le projet de place forte bastionnée est trop cher, d’où la construction de fortification avec la citadelle et des forts détachés.
Pourquoi Langres ?
Car on ne peut pas arrêter une armée professionnelle à la lisière d’une frontière, on retrouve donc ici le principe d’échelonnement en profondeur, ici sur 100 km. Langres devient alors une place de dépôt pouvant soutenir 18 000 hommes pendant 6 mois.
La ville a un rôle de soutien logistique, de base arrière et de replis. Langres permets l’offensive ou le replis de manière à tenir son propre territoire déterminé par les fortifications.
Dans ce dispositif, la citadelle à un rôle de verrouillage de l’éperon.
1839-60 : construction de la citadelle avec 8 bastions. - A l’Est : la place de dépôt (magasins pour alimenter une armée mobilisée autour de Langres, en cas de guerre), - A l’Ouest : la place d’arme et les casernements.
Mais elle devient obsolète en 1859 avec l’invention de l’artillerie rayée (intérieur des tubes des canons rayé).
Le boulet est abandonné pour passer à l’obus cylindro-ogival avec chargement par l’arrière (la culasse). 3000 m de portée, plus précis, avec la possibilité de modifier les trajectoires (tir plongeant). De plus l’obus explose (en surface).
Cela entraîne l’abandon de la fortification bastionnée.